Mon licenciement

Histoire d'un licenciement abusif

Utilisation abusif de la clause de mobilité !

Ce blog pour dénoncer l’usage abusif de la clause de  mobilité.

Voilà un an que j’ai été licencié, et j’ai décidé de raconter mon licenciement sur ce blog.

Volontairement, je ne citerai pas de nom car une procédure aux prud’hommes est en cours, mais à la fin de celle ci, je citerais les noms de toutes les personnes. Pour le moment, je vais me contenter de les nommer par leur grade hiérarchique. Ex : N+1, N+2, etc.

Tout ce qui sera relaté dans ce blog est réel et appuyé par des preuves que je mettrais en ligne. Tous les personnages existent et se reconnaitront forcément. Je ne manquerais pas de vous tenir informé si je suis victime de pressions de la part de Carrefour Banque, filiale du Groupe Carrefour.

Préambule.

Mon parcours.

J’ai été recruté par CARMA, Assurances Carrefour, en janvier 1994 en tant que conseiller Assurances. Après avoir fait preuves de mes compétences et motivations, j’ai été  nommés Responsable d’agence, Manager (Cadre).

Je n’ai jamais remis en cause les clauses contractuelles de mon contrat puisque j’ai toujours accepté les mutations proposés et avoir déménager à 4 reprises. Ces mutations ont toujours étés motivés par ma hiérarchie.

L’ensemble de mes missions ont étés réalisées avec succès et réussite (je vous en parlerais plus loin) ce qui m’a amené à être dans le premier magasin du Groupe Carrefour.

Acte 1 :

Début 2010, nous avons étés informés de la fusion entre les Assurances Carrefour (CARMA)  et les Services Financiers (S2P). L’ensemble du personnel serait transférés automatiquement (selon un article de loi) auprès d’une seule entité S2P.

Ce projet ambitieux devait aboutir à la création de Carrefour Banque.

Ce transfert automatique s’est effectué aun 1er mai 2010.

Il s’en est suivi de changement de direction, de Responsable d’Exploitation et de responsable Régional.

J’étais avant cette date reconnu dans ma fonction. En février 2010, on m’avait confié la responsabilité de deux magasins. De plus, mes résultats 2009 étant excellent, j’ai été récompensé d’une prime de 7100€. Ce qui correspond pratiquement au maximum versé. Ce n’est pas pour mes beaux yeux que l’on m’a versé cette prime, mais bien pour le travail accompli.

J’ai donc eu au 1er mai 2010, un nouveau Responsable Régional (N+1) et Responsable d’Exploitation (N+2).

Immédiatement, je remarque une certaine animosité à mon égard de la part de mon N+1 et N+2, que je connais bien et avec qui j’ai toujours eu de très bonnes relations.

Afin de mieux comprendre la suite, je vais un peu vous parler de ma vie privée.

J’entretenais depuis deux ans une relation sérieuse avec ma collègue Responsable du Service Financier. Ayant tous les deux un emploi stable, et non menacé grace à nos performances. On décide donc d’avoir un enfant.

Ma conjointe tombe donc enceinte début janvier 2010.

Nous étions à ce moment salariés de deux entité différente (CARMA et Carrefour Hypermarché). Sachant que nous allions être regroupé au sein d’une seule entité, nous avons immédiatement  informés notre direction par le biais de celui qui allait être notre N+2.

Acte 2 :

Donc à compter du mois de mai 2010, j’ai remarqué que j’étais de plus en plus mis à l’écart. Je demande donc à mon N+1 un entretien. Lors de cet entretien, celui ci m’informe d’abord qu’il me retirait le 2ème magasin dont j’avais la responsabilité (perte de salaire), et qu’il fallait que j’envisage mon avenir car il n’y avait pas de poste pour moi ni dans la région, ni dans l’exploitation de mon N+2.

Stupéfaction et consternation. Etant responsable de deux magasins dans la région, je n’en gardais aucun, et d’autres postes étaient à pourvoir dans la région, mais semblait il, pas pour moi.

Je demande donc, par mail, un entretien à mon N+2 (celui qui se dit “mon ami”, je vous parlerais de lui) mais celui ci n’a jamais voulu me recevoir !

J’ai également envoyé des courriers à plusieurs membres de la direction, mais aucun n’a pris le soin ou le courage de me répondre.

Acte 3 :

Ma conjointe étant enceinte, et sachant que soit j’allais me retrouver à plus de 900km, soit sans emploi, je fus victime d’une grave dépression m’obligeant à un arrêt de travail de 4 mois.

Acte 4 :

A mon retour, le premier jour de ma reprise, mon N+1 m’a remis officiellement une proposition de mutation (à noter son grand professionnalisme puisqu’il a omis de me faire signer une décharge).

Sur cette lettre de mutation, il me proposait trois magasins se trouvant chacun à plus de 900km et de taille très inférieure aux magasins dont j’ai été responsable jusqu’à présent.

J’ai répondu négativement à ces propositions, en expliquant que je ne remettais absolument pas en cause ma clause de mobilité mais que je refusais les postes proposés.

Acte 5 :

Je fus licencié le 17 janvier 2011, pour cause réelle et sérieuse, motif invoqué refus de mutation. Et cela, après 17 ans de bons et loyaux services.

Acte 6 :

Ma conjointe vient d’être licencié par la même personne et dans les mêmes conditions.

Nous voilà un couple avec un enfant tous deux au chômage.

Mes conclusions.

Notre union a déplut une certaine personne. Par vengeance et parce que nous avons touché leurs sensibilités certaines personnes ont décidés de se séparer de nous.

Il ne s’agit pas là de compétence, ni de professionnalisme, mais tout simplement de discrimination et d’affaire personnelle.

Les acteurs :

N+1 : Un responsable régional, dans l’entreprise depuis peu de temps, qui n’a pas pris le temps de consulter notre dossier, notre parcours, et qui n’a fait qu’appliquer les décisions tous de son supérieur. Bref, un pion.

N+2 : Le plus important. Cette personne n’a certainement pas apprécié la relation qu’entretenait ma conjointe avec avec moi. A plusieurs reprises celui ci lui a “proposé ” des postes à responsabilité dans son exploitation. Ma conjointe lui a refusé deux proposition de Responsable Régionale, alors qu’il était en charge d’une autre exploitation et qu’il souhaitait qu’elle se rapproche de lui.

Apprenant le motif de ces refus, il a tout simplement décidé de nous mettre au chômage.

DRH : Aucun pouvoir de décision. Il suffit de voir le courrier de licenciement qui m’a été adressé. Bourré d’erreur. C’est honteux pour un DRH du groupe Carrefour.

La Direction : Muette. Aucune personne de la direction n’a pris la peine de répondre à mes courriers. Cela prouve qu’aucun argument n’était valable pour justifier leur décision. Ils n’ont pas eu le courage de m’affronter directement.

Voilà, par ce récit je voulais expliquer mon départ de l’entreprise. 

Je remercie toutes les personnes qui m’ont soutenus.

Laissez vos commentaires sur ce blog, ou contactez moi en privée ici.


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4 réflexions sur “Utilisation abusif de la clause de mobilité !

  1. Le , Anonyme a dit:

    bonjour j’ ai bien l’impression que suite a cette fusion, carrefour banque a cherché a se débarrasser des ex-CARMA!!! la preuve combien de collaborateurs issus de carma reste il actuellement …..? plus beaucoup ils licencient les bons éléments et se cachent derrière des motifs bidons!! du grand n importe-quoi!! ceci dit je constate que je ne suis pas la seule a qui ils ne répondent pas au courrier !!

  2. mon avis est qu’ils n’en n’ont rien à faire de votre vie privée … c’est le fait d’avoir refusé de suivre leurs propositions et cela ne m’étonne guère de nos jours … seul le profit compte l’humain non …

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